

Une cartographie du futur
Ce que fait la M1 pour booster la suite bureautique OmniGroup.
L’enjeu central d’OmniGraffle, ce sont les liens — ceux qui réunissent les personnes et les équipes, mais aussi ceux qui relient les buts et les idées. Selon Ken Case, le cofondateur et PDG du développeur de logiciels Omni Group, il est très utile de faire apparaître les liens entre tous ces éléments. Cela permet en effet de réaliser d’immenses gains de productivité, tout en défrichant de nouvelles perspectives créatives.
Il précise en riant : « Ça veut dire qu’on peut aussi faire d’autres choses, qui ne sont pas forcément productives. »
Le système de diagramme dynamique que propose l’app est facile à prendre en main mais aussi extrêmement mallébable. Il suffit de déplacer un élément de votre carte mentale/plan de projet/maquette pour que les autres objets et connecteurs qu’on y trouve s’ajustent au fur et à mesure. Sur un Mac doté de la puce M1, OmniGraffle et les autres applications bureautiques d’Omni Group atteignent des niveaux de performance inédits jusqu’à ce jour.
Nous avons demandé à Case ce qu’apporte la M1 aux apps Omni, et comment elle l’aide à élaborer ses propres connexions.

« En un mot, quel type de problèmes les apps Omni Group s’efforcent-elles de résoudre ?
Nos apps aident les utilisateurs à étudier les problèmes auxquels ils sont confrontés dans leur travail : OmniGraffle est un outil de schématisation qui facilite l’organisation de vos idées et vous permet de les communiquer de manière visuelle. OmniFocus aide ses utilisateurs à ne pas perdre le fil de leurs tâches personnelles. OmniPlan propose des outils puissants de gestion de projet. Et OmniOutliner facilite l’élaboration et la diffusion de réflexions — c’est un outil qu’utilisent aussi bien des avocats, des étudiants, des professeurs ou des prédicateurs. »
« Quels projets ont pu être menés à bout par vos clients en combinant l’utilisation d’OmniGraffle et de la puce M1, et qui n’auraient pas été réalisables auparavant ? Une professeure de Harvard a construit un diagramme des découvertes scientifiques qui montre comment toutes ces découvertes ont permis à Newton d’élaborer sa théorie de la gravité. À l’origine, son schéma présentait des liens vers des articles publiés sur des sites comme Wikipédia, mais grâce à la puissance de la M1, elle peut désormais incorporer des vidéos dans le document lui-même. On peut donc aller voir une vidéo qui explique comment la pensée de Copernic a joué un rôle dans la réalisation de telle ou telle partie de cette découverte. »
« Avez-vous constaté une augmentation significative de la performance ? Le rendu est trois fois plus rapide qu’auparavant. Un programme qui aurait pris 100 millisecondes à générer une image peut désormais le faire en 30 millisecondes, sans qu’il n’y ait besoin de la moindre modification du logiciel. C’est une amélioration extraordinaire. »

« Quels autres éléments vous paraissent enthousiasmants ? La manière dont la M1 intègre le CPU avec le processeur graphique et les rassemble dans un jeu de puces unifié. Cela signifie que les utilisateurs pourront désormais produire des diagrammes plus riches qui incorporent davantage de types de médias distincts, incruster des vidéos dans leurs documents, ou encore intégrer et manipuler des formes sur une toile 3D. Les possibilités sont innombrables. »
« Qu’est-ce que vous attendez de l’avenir ? Je suis extrêmement enthousiaste quant aux possibilités du Neural Engine et de l’apprentissage machine. Peut-être que ces développements nous aideront à mieux discerner la structure idéale pour chaque diagramme — celle qui voit le moins de lignes s’entrecroiser. En outre, nous n’aurons plus de contraintes de puissance : je peux tout à fait imaginer nos applications devenir monstrueuses, en termes de performance. »